Moi, à l'occasion de mes 30 ans, je n'ai pas voulu faire de chichis. Mais je commence à le regretter. Parce que ça aurait pu être "quelquechose"... Mais que voulez-vous, je suis plus motivée par la perspective de faire plaisir à ma progéniture qu'à moi-même ! D'ailleurs, je ne suis pas la seule. La petite a été gâtée à un point... quasi-gênant. Par la mamie (qui est aussi sa nounou), d'abord. Ainsi que par la meilleure copine de la mamie, et la maman du petit garçon que la mamie garde aussi, j'en passe et ce n'est qu'un début ! Parce que la louloute, elle a re-soufflé les bougies le soir-même avec nous, ses parents et son frère. Avec re-cadeau, biensûr. Et là, ça a commencé à être coton de convaincre le petit frère que, non, sa soeur n'était pas plus gâtée que lui... Mais ça, c'était le jour J...
Le truc, c'est qu'après, les choses n'ont fait que prendre de l'ampleur. Le dimanche suivant, déjà. On a fêté ça en grande pompe chez les autres grand-parents, avec l'arrière-grand-mère, et tout et tout. Une affaire d'état, d'autant que le papi célébrait en même temps ses 10 fois 6 ans ! Les petits plats dans les grands, je vous dis. Enfin bon, on s'est dit que là, on avait définitivement fait le tour de la question...
QUE NENNI ! Parce que quand on a 6 ans, de nos jours, on fait participer les copains. Et comme le lundi suivant c'était la rentrée de janvier, il a fallu préparer une vingtaine de petits sachets de sucreries pour chacun des camarades de classe. C'est la "tradition" en maternelle. Tout comme le gâteau de rigueur. Oui, Madame. Parce que même chez les petits de 6 ans, il y a certains codes sociologiques en vigueur. Il faut le savoir, afin de ne pas commettre d'impair irréparable. Et c'est là que j'ai craqué. Trop de pression sur mes épaules. Car se dessinait de plus en plus précisément devant moi le spectre du très redouté goûter d'anniversaiiiiiiire... BBBRRRR, j'en ai des frissons.
Je m'y suis frottée une fois déjà, il y a 2 ans. Et j'en ai été pour une séance complète chez le psy. Car les enfants sont sans pitié. Hohohoho... ne riez pas. Un jour, ce sera votre tour de les affronter. Non, franchement, là je dis "respect" aux institutrices. Enfin, vous voyez, ce qu'il y a c'est que je m'étais donnée à fond : tout était raccord, de la déco au gâteau en passant par les animations. Mais ce fût trop lourd à gérer au niveau investissement (affectif comme financier d'ailleurs)... Bref, là, j'ai décidé de tirer au flanc. Je sais, je vous dis ça sans ménagement, mais... je me sens libérée, d'un coup ! Car savez-vous qui m'a été d'un grand secours du fond de ma détresse toute maternelle ? Ronald MacDonald, bien entendu !... Les chérubins ont été enchantés de leur après-midi d'anniversaire. Et mon vague sentiment d'être une mère indigne m'a aussitôt quittée ! Pouf, envolé ! Décidément, c'est super d'avoir 6 ans... on n'a pas tous ces problèmes existentiels...