Le bel âge
Par Mélie le dimanche 14 janvier 2007, 18:54 - Dans ma cuisine - Lien permanent
Ce doit être celui qu'a ma fille. Elle s'appelle Chloé, elle vient d'avoir 6 ans, et on peut dire qu'elle les a dignement fêtés ! Je vous laisse juge...
Moi, à l'occasion de mes 30 ans, je n'ai pas voulu faire de chichis. Mais je
commence à le regretter. Parce que ça aurait pu être "quelquechose"... Mais que
voulez-vous, je suis plus motivée par la perspective de faire plaisir à ma
progéniture qu'à moi-même ! D'ailleurs, je ne suis pas la seule. La petite
a été gâtée à un point... quasi-gênant. Par la mamie (qui est aussi sa nounou),
d'abord. Ainsi que par la meilleure copine de la mamie, et la maman du petit
garçon que la mamie garde aussi, j'en passe et ce n'est qu'un début !
Parce que la louloute, elle a re-soufflé les bougies le soir-même avec nous,
ses parents et son frère. Avec re-cadeau, biensûr. Et là, ça a commencé à être
coton de convaincre le petit frère que, non, sa soeur n'était pas plus gâtée
que lui... Mais ça, c'était le jour J...
Le truc, c'est qu'après, les choses n'ont fait que prendre de l'ampleur. Le
dimanche suivant, déjà. On a fêté ça en grande pompe chez les autres
grand-parents, avec l'arrière-grand-mère, et tout et tout. Une affaire d'état,
d'autant que le papi célébrait en même temps ses 10 fois 6 ans ! Les
petits plats dans les grands, je vous dis. Enfin bon, on s'est dit que là, on
avait définitivement fait le tour de la question...
QUE NENNI ! Parce que quand on a 6 ans, de nos jours, on fait participer
les copains. Et comme le lundi suivant c'était la rentrée de janvier, il a
fallu préparer une vingtaine de petits sachets de sucreries pour chacun des
camarades de classe. C'est la "tradition" en maternelle. Tout comme le gâteau
de rigueur. Oui, Madame. Parce que même chez les petits de 6 ans, il y a
certains codes sociologiques en vigueur. Il faut le savoir, afin de ne pas
commettre d'impair irréparable. Et c'est là que j'ai craqué. Trop de pression
sur mes épaules. Car se dessinait de plus en plus précisément devant moi le
spectre du très redouté goûter d'anniversaiiiiiiire... BBBRRRR, j'en ai des
frissons.
Je m'y suis frottée une fois déjà, il y a 2 ans. Et j'en ai été pour une séance
complète chez le psy. Car les enfants sont sans pitié. Hohohoho... ne riez pas.
Un jour, ce sera votre tour de les affronter. Non, franchement, là je dis
"respect" aux institutrices. Enfin, vous voyez, ce qu'il y a c'est que je
m'étais donnée à fond : tout était raccord, de la déco au gâteau en
passant par les animations. Mais ce fût trop lourd à gérer au niveau
investissement (affectif comme financier d'ailleurs)... Bref, là, j'ai décidé
de tirer au flanc. Je sais, je vous dis ça sans ménagement, mais... je me sens
libérée, d'un coup ! Car savez-vous qui m'a été d'un grand secours du fond
de ma détresse toute maternelle ? Ronald MacDonald, bien entendu !... Les
chérubins ont été enchantés de leur après-midi d'anniversaire. Et mon vague
sentiment d'être une mère indigne m'a aussitôt quittée ! Pouf,
envolé ! Décidément, c'est super d'avoir 6 ans... on n'a pas tous ces
problèmes existentiels...
Commentaires
A bas cette société de consommation !...
Et dire que nos parents avaient une orange à Noël.
Ben moi j'ai une affreuse bonne excuse pour le zapper ce "goutédaniversaire"... c'est pas jojo hein, mais mon fils est né en plein mois d'août, pile quand les copains de classe sont tous partis à la mer (week-end du 15 août oblige !). Ooooh, zut alors...
Un jour j'ai improvisé un "dinédaniversaire" (pique-nique dans un parc le soir avec chasse au dahu... qui fut très apprécié...).
Passque j'avoue que les "goutédaniversaire", ben ça me gave aussi...