Tout a commencé il y a 3 mois de cela. Dès la formulation de la question fatidique : et qu'est-ce qu'on fait cet été ? Laquelle question a immédiatement reçu sa sempiternelle réponse : ben, comme d'hab' ! Vu que, comme d'hab', on a attendu trop longtemps pour réserver quelque chose, que comme d'hab', de toute façon on n'a pas mis assez de sous de côté, alors comme d'hab' on a prévu de traverser la France de part en part pour aller dans la petite maison de vacances de mes parents. Solution simple, plutôt confortable et extrêmement intéressante au point de vue financier...
Le premier hic, c'est que ces 900 bornes aller, ça me fiche la migraine rien qu'en y pensant. Enfin, je veux dire que si on est franchement motivé, ça n'a rien d'insurmontable. Mais dans mon cas, j'avais dés le départ... comme pas envie du tout. Mais bon, je me suis dit qu'avec le temps, l'enthousiasme allait finir par arriver ! Sauf que non...
Le deuxième hic, c'est que pour pouvoir mettre en œuvre nos activités (qui feront l'objet d'un autre billet), nous devions remplir la condition sinequanone d'abandonner notre petite dernière à sa mamie ravie. Mais là encore, pas envie.
Enfin le troisième hic, et non le moindre, c'est que ces "vacances" n'en avaient pour moi, modeste femme et mère au foyer, ni le goût ni l'odeur. Parce que quand vous passez votre année, weekends et jours fériés compris à faire tout ce qu'exige la tenue d'une famille, le faire aussi pendant les vacances peut vite tourner au cauchemar. Je m'explique. En plus des joyeusetés de la vie quotidienne, le départ donne un surplus de boulot. Repassage, lessives de dernière minute, anticipation et préparation des besoins et envies de chacun... Et au retour c'est pareil pour le rangement. Sur place, rien de bien excitant : comme d'hab' il faut faire manger, nettoyer, ranger, etc... Sauf qu'on n'a pas ses repères, ses petits trucs pour aller plus vite et que donc on passe encore plus de temps à faire la même chose qu'à la maison. Sans compter qu'il faut jouer les joyeux animateurs pour toute votre petite troupe.
Bref, tout ça ne me disait franchement rien. Et pourtant j'y suis allée la fleur au fusil. Jusqu'à ce que la grande tombe malade, que le petit tombe malade, que la petite me manque à en pleurer en cachette, que la grande retombe malade... et que finalement, je tombe moi aussi malade comme un chien.

Sinon, on a eu du beau temps.

Bref, là pour l'année prochaine je mets déjà des sous de côté. Et ce sera hôtel en all inclusive pour toute la famille. Maman mettra les pieds sous la table, les gamins iront au club l'après-midi, papa ne s'énervera pas sur eux, et nous serons heureux. Ah oui, j'oubliais : on partira dans un endroit chaud où les gens ne tombent pas malades pendant leurs vacances !